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Jurisprudence

   

L'ensemble des décisions rendues par les tribunaux forme la jurisprudence. C'est une source de droit importante surtout quand les arrêts sont rendus par la Cour de Cassation en formation plénière.
Je vous donne quelques arrêts à titre d'information

2 arrêts intéressants sur la rupture du contrat de travail :
Dans un arrêt de la  chambre sociale du 26 septembre 2007, la cour de cassation rappelle que l'allocation d'assurance chômage est versé aux travailleurs qui perdent involontairement leur emploi. Elle ajoute que certains travailleurs démissionnaires peuvent être assimilés à ces travailleurs involontairement privés d'emploi. Il s'agit, notamment, des salariés qui ont rompu leur contrat "emploi jeune" afin d'intégrer une formation.
Il en est de même pour les contrats d'insertion, contrat emploi solidarité et contrats d'orientation
(Voir accord d'application n°15 du 13 nov 2003)

Un point sur la prise d'acte :
La prise d'acte de la rupture du contrat de travail produit l'effet soit d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, soit d'une démission.
Ch sociale du 26 septembre 2007, un salarié qui n'est pas payé pour ces heures supplémentaires et week end  peut valablement prendre acte de son contrat de travail. La rupture est prononcée au tort de l'employeur.

La prise d'acte de la rupture est à l'initiative du salarié, elle a pour effet la cessation immédiate du contrat de travail
Il faut que les manquements reprochés par le salarié soit fondés et suffisamment grave pour poursuivre le contrat de travail.
Dans tous les cas, le juge vérifie les fondements de la prise d'acte et décide de sa qualification en  licenciement sans cause réelle et sérieuse ou en démission.

On peut voir dans le  contrat nouvelle embauche une forme de flexibilité de l'emploi. Son usage abusif aboutit à des dérives regrettable comme l'illustre 2 jugement du conseil de prud'hommes (CP du 20 févr 2006  et du 28 avril 2006).

Les conditions dans lesquelles un contrat nouvelles embauches est conclu, sont les suivantes :

  1. l'entreprise doit comporter moins de 20 salariés
  2. il doit être écrit
  3. il doit comporter la mention contrat nouvelle embauche
  4. il doit tenir compte des modalités de rupture prévu par l'ordonnance du 02 août 2006 (délai de carence de 3 mois entre deux CNE si la rupture est causé par l'employeur)
  5. il peut être à temps partiel dans ce cas il répond à l'article L212-4-3 du code du travail

DROIT SOCIAL

Contrat Nouvelle embauche
Ce type de contrat ne peut être utiliser dans le seule but d'une précarisation du salarié et d'éluder le droit du licenciement.
Autrement dit, l'usage de ce contrat suppose une précarisation  de la situation du salarié lorsque ça ne se justifie pas par l'intérêt de l'employeur si ce dernier à la possibilité de recourir à  un contrat à durée indéterminée, ou en cas de remplacement le contrat à durée déterminée.
La rupture abusive de la période de consolidation d'un contrat nouvelle embauche produit les mêmes effets qu'un licenciement abusif dans le cadre d'une rupture abusive de la période d'essai dans un contrat à durée déterminé. Le calcul des dommages et intérêts est prévu dans l'article L122-14-5 du code du travail.
Sans oublier l'indemnité de 8% dont est redevable l'employeur au regard de l'article 2, 1° et 3° de l'ordonnance du 2 août 2005 et d'une contribution de 2% prévue par ce même article et ce quelque soit l'ancienneté du salarié.

Dans le second jugement le conseil de Prud'hommes de Longjumeau, a requalifié en CDI classique la succession d'un CDD de 6 mois et du CNE au motif que la salariée aurait du être embauchée en CDI classique sans période d'essai.
Dans cette affaire, le conseil a jugé le CNE contraire aux engagements internationaux de la France. Sur ce point il affirme que le CNE n'est pas conforme à l'article 4-7-9 de la convention de 158 de l'organisation international du travail. Cette convention prévoit qu'une rupture du contrat de travail doit être motivée et la durée de la période d'essai raisonnable. Après un contrôle de conformité de l'ordonnance du 02 août 2005, il s'avère que son application devient illégale.
L'avenir du CNE semble compromis et ouvre une brèche pour contester le texte fondateur.

Mensonge et Recrutement : Peut-on envisager une sanction judiciaire ??
Avis des juges de fond

Accident de la Circulation

Cliquez pour agrandir l'imageUn arrêt de la 2e ch cive du 03 mai 2006 a jugé que "un chargeur de batterie à l'origine de l'incendie ne constituait pas un accessoire nécessaire à la circulation d'un véhicule terrestre à moteur, de sorte que le sinistre ne pouvait être indemnisé sur le fondement de la LOI du 05 juillet 1985
Décision qui vient s'inscrire dans la lignée de la haute juridiction, à savoir que la loi de 1985 en matière d'accidents de la circulation n'est pas applicable lorsque le dommage a été causé par un élément étranger à la fonction de déplacement du véhicule

Indemnisation accident de la circulation, réparation du préjudice corporel

Droit International

La 1e ch cive de la cour de cassation a jugé, sous le visa de l'article 311-14 du Code Civil que la filiation est régie par la loi personnelle de la mère au jour de la naissance de l'enfant et qu'une loi étrangère qui ne permet pas l'établissement d'une filiation naturelle n'est pas contraire à la conception française de l'ordre public international dès lors qu'elle n'a pour effet de priver un enfant de nationalité française ou résidant habituellement en France d'établir sa filiation.
Arrêt de la 1e ch cive 10 mai 2006

Droit des obligations

la 1e ch Cive de la Cour de Cass du 03 Mai 2006 La  question posée dans cet arrêt était la suivante :le fait de commander un véhicule neuf et qu'on livre a l'acquéreur un véhicule qui a fait l'objet d'une effraction avant la livraison, était-il-constitutif d'un défaut de conformité ??
La Cour d'appel a écarté cette qualification en relevant le caractère mineur des désordres invoqués parl'acquéreur.
La Cour de Cassation a  cassé cette décision sous le visa de l'article 1184 et 1604 du Code Civil en estimant que "la commande d'une chose neuve s'entend d'une chose n'ayant subi aucune dégradation, "


CLAUSE ABUSIVE
Dans un arrêt du 03 Mai 2006 de la 1e ch cive, la Cour de Cassation a cassé un arrêt d'appel qui, pour dénier le caractère abusif d'une clause d'élusive de responsabilité, avait fait valoir que la clause ne portait pas sur les obligations essentielles du contrat :"en se déterminant ainsi, quant l'appréciation du caractère abusive d'une clause ne dépend pas du caractère principal ou accessoire de l'obligation contractuelle du contrat concerné, la cour d'appel a violé l'article L132-1 du code de la consommation"

OPPOSABILITE DU CONTRAT AUX TIERS 
Dans un arrêt du 04 Mai 2006 de la 3e Ch cive, la haute juridiction a décidé sous le visa de l'art 1134, 1147 et 1165 du Code Civil, que le locataire bénéficiaire d'une clause d'exclusivité qui lui a été consentie par son bailleur est en droit d'exiger que ce dernier fasse respecter cette clause par ces autres locataires, même si ils ne sont pas parties au contrat concernant cette stipulation.

CONTRATS SPECIAUX
Dans un affaire du 16 Mai 2006, un groupe de personne joue au PMU et l'une d'entre elles enregistre est chargée d'enregistrer les paris. Elle a modifié un numéro et l'une des combinaisons gagnantes leur a échappé. Le groupe lui a reproché cette modification en invoquant la violation du  mandat impératif  et l'a assignée en paiement des dommages et intérêts.
Etant débouté en appel, les demandeurs ont fait un pourvoi en cassation.
La cour de cassation a estimé que :"si le mandataire est, sauf cas fortuit, présumé en faute du seul fait de l'inexécution de son mandat, cette présomption ne saurait être étendue à l'hypothèse de la mauvaise inexécution de ce dernier."

Distinction du défaut de conformité et du vice caché
1e ch cive de la cour de cassation du 13 juin 2006 a jugé, sous le visa des articles 1615 et 1641 du Code civil, que les mentions erronées du certificat d'immatriculation d'un tracteur constituaient un défaut de délivrance de la chose vendue et non un vice caché.

Responsabilité du fait des produits défectueux

La Loi du 19 Mai 1998 a permis de transposé la directive européenne du 25 juillet 1985, ces dispositions permettent la réparation du dommage qui résultent d'une atteinte à la personne ou à un bien autre que le produit défectueux lui même.
Les dommages des biens inférieurs à 500 euros sont exclus du champ de la réparation.

Avant-projet de loi sur les obligations

avant  projet de loi sur les obligations.pdf

Accord d'application du 13 nov 2003

QUASI CONTRAT

Loterie-publicitaire
Arrêt du 13 juin 2006 sous le visa de l'article 1371 du Code Civil , la cour de cass a décidé que "l'organisateur d'une loterie qui annonce un gain à une personne dénommée sans mettre en évidence l'existence d'un aléa s'oblige, par ce fait purement volontaire, à le délivrer". Confirmation d'un arrêt de la cour de cass. mixte du 06 sept 2002





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